Pour une approche plus factuelle et un déroulé étape par étape du challenge, n'hésitez pas à consulter également notre article récapitulatif.
Jour 0
Nous traversons la ville en voiture, en soirée. Les klaxons résonnent, des passants nous prennent en photo, d’autres nous saluent depuis les fenêtres ouvertes. L’atmosphère a quelque chose d’étrange — nous ne roulons pas vite, nous ne faisons rien d’illégal, nous suivons simplement le mouvement.
Le concept du Wialon Challenge a fait ses preuves à maintes reprises : des conditions extrêmes, des partenaires expérimentés et Wialon comme colonne vertébrale, pour savoir à tout moment où l’on se trouve et ce qui nous attend ensuite. Lors des précédentes éditions, nous avons gravi un volcan en Indonésie. Nous avons atteint le sommet du Kilimandjaro. Cette année encore, nous avons choisi d’aller plus loin.
Début janvier, le rallye Dakar s’élance depuis Yanbu, ville portuaire sur la mer Rouge. Nous suivons son itinéraire tout en menant nos propres missions en parallèle. Quatre équipes sont en lice, chacune composée de trois partenaires et d’un membre de l’équipe Gurtam. Une équipe d’organisation les accompagne dans un cinquième véhicule. Tous partagent une même audace — et un esprit de compétition bien affirmé.
Les missions ? 68 au total. Certaines se répètent chaque jour. D’autres apparaissent par vagues de dix, au petit matin. Heureusement, les équipes n’ont jamais la vue d’ensemble dès le départ. Un jour, vous poursuivez un pilote de rallye hors piste à 180 km/h. Le lendemain, vous courez sous un soleil brûlant à travers les ruines d’une cité antique. Le jour suivant reste souvent un mystère — même pour les organisateurs.
Pourtant, à la veille du départ, tout semble encore presque normal : de longs trajets aériens (record battu — 50 heures depuis l’Ukraine, respect, Overseer !), un rassemblement à l’hôtel à Djeddah, et des voitures ordinaires transformées à la main en machines prêtes pour le rallye. Couleurs d’équipe, stickers éclatants aux allures de flammes, assortis à leurs noms : Bleue, Rouge, Verte, Jaune. Comment tout cela sera retiré ? Une question que nous remettons volontairement à plus tard.
Le confort, lui, s’arrête ici. Le Wialon Challenge dure cinq jours — et c’est précisément la durée pendant laquelle nous allons nous en passer.
Jour 1
De Djeddah à Yanbu — premières complications
La première journée débute par les fondamentaux : installer les traceurs dans les véhicules et les connecter à Wialon. Difficile d’imaginer un groupe de PDG et de directeurs à l’aise avec le matériel — et pourtant, tout se déroule étonnamment bien.
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Les complications surviennent un peu plus tard. Les traceurs fraîchement installés possèdent déjà des identifiants actifs dans Wialon — un choix délibéré des organisateurs. Autrement dit, ils ne fonctionnent pas. Du tout.
Nous y voilà. Le défi extrême est sur le point de commencer, le temps presse, et la situation prend déjà des airs d’urgence. Que fait-on dans la vraie vie ? On écrit à alarm@wialon.com, le contact dédié aux situations nécessitant une résolution immédiate.
L’équipe Jaune emprunte une autre voie et écrit dans le chat WhatsApp partenaires. Bonne initiative : on les redirige rapidement vers la bonne adresse, le problème est réglé, et tous les véhicules finissent par apparaître dans Wialon. La force de la communauté à l’œuvre.
Ce n’est qu’alors que nous pouvons nous mettre en route. Objectif : rejoindre le prologue du Dakar à temps pour le départ de l’équipe Gurtam Toyota Gazoo Racing, avec Benediktas Vanagas derrière le volant. Environ trois heures pour y parvenir. 350 kilomètres à couvrir.
Sur le papier, la mission paraît tout à fait réalisable — du moins jusqu’à ce que les organisateurs commencent à ajouter, avec un enthousiasme certain, des missions supplémentaires. L’une d’elles ressemble à une chasse au trésor version Wialon : trouver des points de repère précis le long de la route vers Yanbu, ville de départ du rallye Dakar.
Consolation du jour : des points bonus pour la plus longue distance parcourue de la journée.
« Fin de toutes les restrictions »
Le prologue du Dakar est une courte étape qualificative. Ses résultats déterminent l’ordre de départ de la course principale. L’équipe Jaune atteint la ligne de départ en première parmi les participants du challenge — à quelques minutes seulement du début du prologue.
Le départ est un véritable chaos : des kilos de sable et de poussière projetés dans les airs à chaque accélération. Très vite, le sable devient notre compagnon permanent. On le sent entre les dents à chaque instant, on le secoue de ses cheveux, et on le retrouve plus tard jusque dans les claviers des ordinateurs portables enfouis au fond des sacs, à l’arrière des véhicules. Le premier jour, on tente encore de résister. Ensuite, on abandonne. On accepte.
Ce qui suit a quelque chose d’ironiquement parlant. Juste après l’arche de départ, face au désert, un panneau indique : « Fin de toutes les restrictions ». Pour nous, ces mots prennent une valeur presque prophétique. Au fil de la semaine, nombre de limites — surtout celles que nous nous imposions — s’effaceront peu à peu.
Un Burning Man pour fans de rallye
La prochaine étape du challenge nous mène au bivouac. Difficile de le décrire en une seule phrase. Techniquement, c’est l’endroit où pilotes et mécaniciens dorment, réparent les véhicules et se préparent pour les étapes suivantes. Dans la pratique, c’est un mélange entre un immense garage à ciel ouvert, un festival façon Burning Man pour les amateurs de tout-terrain et un camp nomade survolté, prêt à plier bagage et à suivre la course.
En même temps, le bivouac ressemble à une petite ville. Il a ses rues, une circulation constante — on apprend vite à faire attention aux vélos et aux trottinettes — et une place centrale. On y trouve un feu de camp en soirée, un terrain de football, une boutique de souvenirs.
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Les équipes Verte et Jaune se lancent immédiatement à leur recherche. Certains canards sont faciles à repérer. D’autres demandent un peu plus d’efforts — jusqu’à grimper sur le toit du camion de Benediktas Vanagas. L’équipe Verte se montre rapidement particulièrement douée, dénichant des canards dans des endroits que personne d’autre ne semble remarquer.
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Des points peuvent également être gagnés en aidant les équipes du rallye — balayer la zone, laver une voiture, apporter un café — ou encore en obtenant une occasion rare de s’installer dans le cockpit d’une voiture de rallye.
L’équipe Bleue arrive au bivouac plus tard que les autres. Elle perd plus d’une heure à aider des fans du Dakar à changer une roue, au beau milieu du désert. Ici, ce type d’entraide compte vraiment — d’autant plus que le règlement du challenge la récompense par des points bonus.
L’équipe Rouge, quant à elle, parvient enfin à se dégager des embouteillages près de l’aéroport et atteint le bivouac en début de soirée.
Dîner avec des légendes du sport automobile, douches froides et tentes sur le sable
Le soir venu, nous nous retrouvons tous autour d’un dîner commun à la cantine du bivouac. Poulets entiers grillés au feu de bois, pain local, riz. À nos côtés, des légendes bien réelles du sport automobile — Carlos Sainz à proximité, Stéphane Peterhansel qui passe, plateau à la main. Une rumeur circule : Mark Mateschitz, propriétaire de Red Bull, participerait lui aussi au rallye, sous une fausse identité. Nos regards balaient instinctivement la foule.
Fin de journée ? Pas encore.
Des points restent à gagner : une douche au bivouac — froide, certes, mais revigorante — ou une nuit sous tente, directement sur le sable. Huit tentes pour seize participants : nous pensions que personne ne se porterait volontaire. Résultat inverse — les candidats sont plus nombreux que les places. Après délibération, le verdict tombe : trois membres de l’équipe Verte, deux des équipes Rouge et Bleue, un de l’équipe Jaune.
Tandis que les autres rejoignent le confort d’un hôtel, les huit volontaires restent au bivouac et montent leurs tentes à toute vitesse. Oui, même ça devient une compétition — avec des points supplémentaires en jeu.
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La nuit promet d’être bruyante. Ici, le bivouac ne dort jamais vraiment. Ce n’est encore que le premier jour du Dakar, il n’y a donc pas beaucoup de véhicules endommagés. Mais à mesure que la course avance, réparations, soudures et cliquetis d’outils se succèdent toute la nuit, transformant le sommeil en une expérience qui tient plus de l’IRM que du repos.
Mais ce sera pour plus tard. Pour l’instant, il y a le ciel du désert, une chute brutale de température — dix degrés de moins — et du sable. Partout.
Jour 2
« Là où les nuages de poussière indiquent la direction »
Grâce à son excellent résultat au prologue, Benediktas Vanagas, de l’équipe Gurtam Toyota Gazoo Racing, s’élance tôt le premier jour de la course principale — 9 heures précises. Nous voulons tous être là pour le soutenir et assister au départ de nos propres yeux. Ce qui signifie partir tôt, que ce soit depuis l’hôtel ou directement depuis le bivouac.
Dans le désert, les adresses n’existent pas, et les routes sont plus une indication qu’une véritable règle. Les lieux clés sont donc matérialisés par des géorepères dans Wialon, y compris le départ de la première étape du Dakar. Entre les dunes, aucune connexion Internet : les équipes les plus efficaces sont celles qui ont pris soin de télécharger leurs cartes à l’avance.
Pour s’orienter, tout est permis : Google Maps, OpenStreetMap, Maps.me — peu importe l’outil, tant qu’il fait le travail. Wialon, lui, continue d’envoyer des notifications par tous les moyens possibles : Telegram quand le réseau le permet, Garmin par satellite, et même de simples SMS, directement sur le téléphone.
Impossible de se tromper de destination. Et en cas de doute, il suffit de lever les yeux : les nuages de poussière soulevés par les voitures de course se voient à des kilomètres.
Interviews, autographes et changements de pneus
Avant chaque spéciale, la quantité d’équipements de protection qu’un pilote doit enfiler est impressionnante. « Comme harnacher un cheval », plaisantent-ils. Et la comparaison est juste : le désert n’est pas tendre, la charge physique est extrême, et ces voitures légères, partiellement en carbone, filent sur le sable à près de 180 km/h.
Tout au long de la journée, les participants du challenge échangent avec les pilotes sur ces sujets — et sur bien d’autres encore. La liste des missions inclut des interviews, la collecte d’autographes, et même la recherche de pilotes originaires de son propre pays. Nos équipes se révèlent d’ailleurs étonnamment internationales : 14 pays représentés pour 16 participants.
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Certaines équipes ont plus de chance que d’autres. Edgar et Nicolas, de l’équipe Jaune, représentant le Mexique et le Chili, croisent des pilotes hispanophones alors qu’ils s’arrêtent pour aider à changer une roue sur une voiture de course. Résultat : des points pour l’entraide, et des points pour avoir rencontré des pilotes de leur région — deux missions validées d’un seul coup.
Pour d’autres, ces rencontres demandent davantage d’efforts. Elles deviennent une véritable quête. Munies d’une carte très approximative fournie par les organisateurs du Dakar, les équipes tentent d’anticiper le passage des concurrents, de tracer un itinéraire — idéalement par des routes publiques pour gagner du temps — et d’arriver au bon endroit, au bon moment. Le tout sans trop s’aventurer dans le désert, où le moindre détour peut coûter de précieuses heures.
Au fond, le Wialon Challenge Dakar est avant tout une affaire de stratégie. Faut-il multiplier les missions rapides, « peu coûteuses », ou viser quelques objectifs à forte valeur ajoutée, mais chronophages ? Continuer à rouler jusqu’au bout de la journée pour creuser l’écart ou rentrer plus tôt à l’hôtel afin de préserver son énergie pour la suite ?
Clés USB perdues et pare-chocs manquants
Chaque journée apporte son lot de missions secondaires. L’une d’elles consiste à retrouver des clés USB « oubliées » dans les véhicules des équipes par les pilotes précédents. Pris par la frénésie de la recherche, certaines équipes démontent presque leurs Prado — pour finalement découvrir la clé USB soigneusement dissimulée au fond d’un siège. Dernière étape : décrypter un code secret.
Le soir venu, après les péripéties du Jour 2, équipes et organisateurs se retrouvent autour d’un dîner à l’hôtel. À l’ordre du jour : la présentation de tous les canards Wialon trouvés dans la journée. Mais aussi de découvertes plus imposantes, regroupées sous une appellation collective : les « reliques du Dakar ». Il s’agit de pièces de voitures perdues par les équipes du rallye le long du parcours.
Au début, les trouvailles restent modestes — quelques écrous et boulons. Puis, au fil des jours, les découvertes prennent une toute autre ampleur. Les équipes exhibent fièrement des morceaux de systèmes de freinage tachés d’huile, des éléments de protection du compartiment moteur, et d’autres artefacts résolument plus massifs.
Les débriefings quotidiens s’étirent tard dans la soirée, rythmés par des éclats de rire incessants. Le regard des serveurs vaut le détour : ils n’ont pas souvent l’occasion de voir une assemblée aussi internationale comparer avec enthousiasme des autographes sur des drapeaux (des points), des objets de supporters (encore des points), et des pare-chocs arrachés — oui, là aussi, des points.
Jour 3
« Entre saveurs locales et grondement des camions »
C’est aujourd’hui la dernière occasion de boucler les missions directement liées au Dakar. Ensuite, la course s’enfonce encore plus profondément dans le désert, tandis que nous restons aux alentours de Yanbu. Nous nous pressons vers la zone de service — une sorte de stand technique planté au milieu de nulle part — où l’on peut réparer des pièces cassées et changer des roues en un temps record.
Pris par le spectacle des équipes techniques qui travaillent à une vitesse folle, on manque presque la surprise principale de la journée. Une nouvelle géofence apparaît dans Wialon, tout près de la zone de service : Picnic area. La mission paraît simple sur le papier : entrer dans la géofence au plus près possible de 13 h pile.
L’équipe Rouge est la première à arriver dans la zone, déjà sur place à 12 h 14. Mais elle hésite, peu sûre de devoir quitter la route. La géofence est littéralement plantée au milieu du désert — on n’avait clairement pas prévu d’organiser un pique-nique au bord de l’autoroute. Cinq minutes plus tard, l’équipe Verte arrive, prend une décision nette, quitte la route… et pénètre dans la géofence seulement dix secondes avant les Rouges.
Un écart infime, quand on sait que le trajet dure plus de trois heures — et que les deux équipes ont dû, en plus, crever et changer une roue en chemin.
Personne n’arrive au pique-nique les mains vides. La mission consiste à dresser la table avec des produits de son pays d’origine, pour un budget strict de 20 euros maximum. Et presque par magie, le désert se remplit de nourriture : de l’ajvar serbe, des douceurs maison du Maroc, des oranges au Tajín du Mexique, des guimauves biélorusses, de la viande séchée d’Australie, des sprats sur pain noir de Lituanie. Un mélange international dans le meilleur sens du terme — parfaitement dans l’esprit de la communauté Wialon.
Edgar, de l’équipe Jaune, traîne quatre énormes pierres d’environ 100 kilos chacune pour improviser des sièges. Les gens passent d’un groupe à l’autre, goûtent les plats des uns et des autres, pendant que les camions filent à toute vitesse en arrière-plan — ils ont leur propre catégorie dans le rallye.
L’équipe Bleue va encore plus loin et allume un grand feu. Au menu : du maïs bouilli à la géorgienne, version plage (coucou Giorgi), et du café local de Re’Al.
Petits feux, grandes équipes
Le thème du feu se poursuit dans la série de missions suivantes. Les équipes sont invitées à réveiller leur instinct de survie et à allumer un feu par leurs propres moyens : à l’aide d’une loupe (le soleil du désert se couche tôt, autant dire que la mission semble presque perdue d’avance), d’un allume-feu à silex ou tout simplement par friction, avec des bâtons bien secs.
Contre toute attente, c’est l’une des missions les plus éprouvantes physiquement de la journée. Autant dire que tout le monde pousse un vrai soupir de soulagement lorsque l’équipe Rouge parvient enfin à obtenir une flamme. Elle partage aussitôt son savoir-faire avec les autres, et bientôt, de petits feux commencent à apparaître un peu partout dans le désert.
S’ensuit un nouveau défi physique : atteindre le point accessible le plus élevé. L’équipe Verte opte pour la solution pragmatique et monte en voiture dans les montagnes, jusqu’à 827 mètres d’altitude. L’équipe Rouge choisit l’option inverse — à pied — et grimpe péniblement jusqu’à 388 mètres.
La journée se termine autour d’un dîner à l’hôtel. Des points sont attribués aux équipes qui, selon les données Wialon, ont parcouru la plus longue et la plus courte distance, ainsi qu’à celles affichant la plus faible consommation de carburant aux 100 kilomètres. Les bons réflexes écoresponsables comptent toujours — même au beau milieu du désert.
Une chose devient évidente : au sein d’une même équipe, la consommation peut varier énormément selon la personne au volant — de 9,8 à 17,6 litres aux 100 kilomètres.
Jour 4
Des trésors au cœur des ruines
Les ruines d’une ancienne ville. Des rues étroites et désertes. Des maisons effondrées. Le silence. Une immobilité totale. Puis, presque simultanément, les véhicules du Wialon Challenge Dakar surgissent, brisant le calme par le rugissement des moteurs.
Pendant les deux heures qui suivent, les équipes s’attaquent à la mission la plus exigeante physiquement de tout le challenge. Objectif : dissimuler de volumineuses sandboards dans les ruines, sous la pression du chronomètre, puis partir à leur recherche dans le même esprit. Soleil écrasant, sable omniprésent, escalades incessantes de murs effondrés et de tas de gravats. Une journée tout à fait classique pour les partenaires Wialon, version « challenge ».
La mission suivante : le changement de roues. Comme toujours, chronomètre lancé.
Les équipes Rouge et Verte connaissent bien l’exercice. Crever dans le désert n’a rien d’exceptionnel — les pneus sont le consommable le plus courant, et pendant le Dakar, les ateliers improvisés en bord de piste tournent jour et nuit. Cela dit, nous avons aussi nos propres spécialistes. Dans un duel sous haute tension, l’équipe Verte devance de justesse la Rouge et s’impose.
L’équipe Jaune, elle, ne l’emporte pas sur la vitesse, mais décroche le prix du jury. Son changement de roue se fait avec un sens certain du luxe — allongée confortablement sur un tapis traditionnel, vestige du pique-nique de la veille.
Comme au Dakar : GPS éteints, roadbooks sortis
Tout se fait à la manière du Dakar. Les voitures s’élancent chaussées de pneus neufs, les systèmes de navigation coupés. Sur le siège passager avant, les participants du challenge endossent un nouveau rôle — celui de copilote de rallye, roadbook papier en main.
Devant eux, au moins 20 kilomètres sans aucune aide numérique. Au moins est ici le mot-clé : manquer un point de contrôle, c’est faire demi-tour et repartir pour une boucle supplémentaire.
Les roadbooks utilisés dans le challenge obéissent aux mêmes règles que ceux du Dakar lui-même. Les mêmes symboles, la même nécessité de lire le terrain en temps réel et d’anticiper plusieurs mouvements à l’avance. Les points clés sont matérialisés par des géofences dans Wialon, et des points sont attribués pour le meilleur temps réalisé entre les checkpoints. Chacun a ainsi une chance égale de remporter des segments individuels — même si certaines équipes ont besoin d’un temps d’adaptation à la navigation « à l’ancienne ».
Les pilotes ont leur propre défi : se frayer un chemin à travers les dunes et tenter de parcourir environ 150 mètres entre deux points plus vite que les autres. Les copilotes, eux, ne se contentent pas de lire la carte — ils doivent aussi négocier au sein de l’équipe, car tout le monde veut passer sur le siège avant.
La mission s’avère réellement difficile. Les « overshoots » sont fréquents : rater un rocher clé ou un arbre solitaire indiqué dans le roadbook, et il n’y a pas d’autre choix que de faire demi-tour… et de recommencer.
Des coordonnées pour des canards jaunes
Après le bivouac, les équipes ont désormais l’œil bien entraîné — repérer les canards jaunes Wialon dans le désert devient presque instinctif. Une compétence qui tombe à pic pour la mission suivante. Encore faut-il, d’abord, savoir où chercher.
La mission commence par le décodage de la position des canards : déchiffrer un code HEX, puis comprendre quoi faire du résultat. Pour celles et ceux habitués aux coordonnées classiques, des combinaisons comme perfume.angel.assessed ou inundated.crafts.alerts ressemblent à un pur charabia. À moins de connaître what3words, le service qui décrit chaque point du globe en trois mots.
C’est là que l’équipe Rouge, première sur place, prend un avantage stratégique — et met la main sur les canards. Certains doivent même être récupérés directement dans les arbres.
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La journée se referme sur un concours de photos au coucher du soleil — un instant suspendu pour faire une pause, regarder autour de soi et ressentir le calme immense du désert.
Jour 5
Yanbu, terrain de chasse
Avant de reprendre la route vers Djeddah, les équipes ont encore un dernier défi à relever à Yanbu. La ville est réputée comme un terrain idéal pour les courses-poursuites automobiles — la mission du jour est toute trouvée.
Le scénario est simple. Une voiture s’élance avec de l’avance. L’autre part à sa poursuite. Objectif pour les poursuivants : lire un code secret inscrit sur la vitre arrière du premier véhicule. Grâce à un marqueur Wialon, il faut localiser la cible, la rattraper et récupérer le véhicule « volé » — un cas d’usage Wialon emblématique, particulièrement courant sur les marchés émergents. Aujourd’hui, les équipes en font l’expérience directe.
Une poursuite à grande vitesse suffirait déjà à faire monter l’adrénaline. Mais l’équipe Verte choisit une approche plus audacieuse. Elle se dirige vers un vaste terrain sablonneux et provoque volontairement de larges dérapages, soulevant un immense nuage de poussière pour aveugler les poursuivants.
La course se prolonge près de dix minutes au cœur de cette tempête de sable artificielle. Et à un moment donné, tout devient clair : voilà donc l’origine de ces étranges cercles tracés dans le sable.
Hors de la zone de confort
Le Wialon Challenge a été conçu pour faire sortir les participants de leur zone de confort. La mission suivante en est l’illustration parfaite : se faire inviter à boire le thé chez des aborigènes. Même sans parler arabe, l’expérience s’avère étonnamment simple. À Yanbu, l’hospitalité n’est pas un concept abstrait — les portes s’ouvrent, le thé se sert, et le café à la cardamome circule généreusement.
Autre mission sociale : faire entrer le plus de monde possible dans le cadre d’une photo avec la voiture de l’équipe. Les idées fusent. L’une des équipes file vers le plus grand chantier de la ville, en pleine pause déjeuner.
Il est ensuite temps de reprendre la route vers Djeddah. Mais certains choisissent de rallonger le trajet. Des points bonus attendent celles et ceux qui affichent leur amour pour Wialon en « dessinant » la lettre W de différentes façons : avec la plus longue trace véhicule possible sur la carte, via une trace WiaTag (ce qui implique de courir sous le soleil, smartphone en main), ou tout simplement en formant la lettre avec leurs propres corps.
Et malgré la fatigue, l’énergie est toujours là.
Trois heures plus tard, les équipes, épuisées mais souriantes, retrouvent Djeddah. Direction le lavage pour les voitures — bonne nouvelle, les autocollants n’ont pas besoin d’être décollés à la main. Puis place au repos : dîner, spa et massages bien mérités.
Cerise sur le gâteau : le même hôtel héberge les joueurs du Real Madrid, présents en ville pour un match. Quelques photos souvenirs viennent donc enrichir la galerie finale.
Jour 6
« Je n’ai jamais… »
Enfin, le temps de faire la grasse matinée. Pas de précipitation, pas de réveil à l’aube. Il ne reste plus qu’une chose — et la plus agréable : la cérémonie de remise des prix.
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En souvenir, chaque participant repart avec une montre Wialon personnalisée, résistante aux chocs, créée spécialement pour le challenge — dunes et chameaux inclus sur le cadran. À cela s’ajoutent des gigaoctets de vidéos, des dizaines d’histoires à raconter… et beaucoup de mercis sincères.
La phrase la plus entendue ce jour-là est simple : « Je n’ai jamais… »
Je n’ai jamais parlé avec des pilotes professionnels.
Je n’ai jamais dormi sous une tente dans le désert.
Je n’ai jamais franchi la porte d’un inconnu, dans un autre pays.
Je n’ai jamais traversé le sable guidé uniquement par un roadbook papier.
Je n’ai jamais couru dans un bivouac du Dakar à la recherche de canards jaunes.
Et la liste pourrait continuer encore longtemps.
Tout cela — et bien plus — a été rendu possible par le Wialon Challenge Dakar. Un projet ambitieux, porté par une vraie chaleur humaine, que nous avons osé proposer à notre communauté.
Et nos partenaires ont répondu présents.
Une fois de plus, ils ont démontré exactement pourquoi nous accordons tant de valeur à la communauté Wialon : l’engagement, la solidarité et la capacité à trouver des solutions — quelles que soient les conditions.
Certains de ces moments sont restés sur la route. D’autres ont été capturés en photos et en courts récits, partagés tout au long de l’aventure sur LinkedIn, Facebook et Instagram.
Et la page Instagram du Wialon Challenge continue d’en raconter l’histoire.